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Léa Ouvrier, Étudiant(e), Cégep de Baie-Comeau

Léa Ouvrier

France Cégep de Baie-Comeau
Je me suis dit que je serais plus isolée en région, mais que je serais moins seule que dans une grande agglomération

Propos recueillis par Alain Lallier, éditeur en chef, Portail du réseau collégial

Léa Ouvrier vient de la région de Haute-Savoie en France. Âgée de 21 ans, elle a déjà en poche un baccalauréat économique et social complété il y a trois ans. Dans le but de devenir orthophoniste, elle a poursuivi ses études par une année à l’université en sciences du langage et passé dans un second temps par la voie des concours de sélection où, pour 2000 élèves à se présenter, seulement une centaine est retenue. Pendant deux ans, elle s’inscrit aux concours sans les réussir par quelques points seulement. « Quand j’étais à Lyon, je suis allée au Forum des métiers pour essayer de trouver une autre orientation. Je suis tombée sur le stand du Cégep de Baie-Comeau où j’ai expliqué mon parcours et mes intérêts. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Isabelle Gagnon, enseignante, qui m’a introduit au programme de Techniques d’éducation à l’enfance. Ce qui m’intéressait en orthophonie, c’était particulièrement de travailler avec les enfants pour le développement du langage. Je retrouve cet intérêt dans le programme que j’ai choisi avec en surprime l’approche du développement plus global des enfants. C’est vraiment ce qui me passionne. »

Choisir Baie-Comeau
Pourquoi avoir choisi Baie-Comeau alors que ce programme est offert à plusieurs endroits au Québec? À cette question, Léa répond que l’approche d’Isabelle Gagnon l’a rassurée et l’a mise en confiance : « J’ai aussi eu l’occasion de parler à une étudiante de deuxième année qui m’a beaucoup rassurée sur l’organisation et le fait que nous n’étions pas laissés à nous-mêmes, qu’au Cégep nous étions vraiment bien accompagnés et qu’il y avait toujours quelqu’un pour nous écouter. Je ne me suis donc pas posé plus de questions. Le choix de Baie-Comeau me faisait moins peur que d’aller dans une grande ville. Je me suis dit que je serais plus isolée en région, mais que je serais dans un même temps moins seule que dans une grande agglomération. D’autant que je viens d’un petit village où tout est très proche. Nous avons l’habitude d’être très soudés, en groupe. J’ai échangé mes grandes montagnes de Savoie pour de grandes rivières et un fleuve majestueux. Quant à la neige, elle ne m’inquiète pas trop, j’en ai un peu l’habitude… »

Ses compétences acquises reconnues
En possession d’un baccalauréat en français, Léa s’est vue reconnaître toutes les disciplines pour lesquelles elle avait obtenu des notes au-dessus de 10. Elle n’a donc pas eu besoin de les reprendre. Pour les matières avec des résultats en dessous de la moyenne de 10, elle doit les reprendre cette année. Elle est reconnaissante que les compétences acquises dans son parcours antérieur aient été reconnues, une pratique qui n’existe pas en France.

Un accueil de premier niveau
Léa est venue toute seule au Québec. Dans sa famille, son frère et son cousin aimeraient venir parcourir le même chemin au Québec. Par contre, elle a retrouvé au Cégep d’autres étudiants français. Elle raconte : « Quand je suis arrivée, le Cégep a organisé un accueil pour étudiants internationaux. Ils nous ont demandé d’arriver le 12 août dans la journée et ils nous attendaient à l’aéroport. Ils nous ont tous récupérés et amenés à Québec. Nous avons dormi dans une auberge de jeunesse et passés la journée du lendemain ensemble. Nous avons visité plein de choses et avons fait la route jusqu’à Baie-Comeau par petits groupes. Parmi les étudiants internationaux, plusieurs sont français. Je suis d’ailleurs en colocation avec une jeune fille en provenance de la Côte d’Ivoire. C’est ainsi que les élèves internationaux se sont tous connus en quatre jours. C’est vraiment très intéressant comme accueil. »

Léa n’est pas déçue de son choix
Après un mois, Léa n’est pas déçue de son choix. « L’accueil a été chaleureux; nous ne sommes pas seuls. Les résidences étudiantes sont fort bien équipées. Même les gens dans la rue sont très chaleureux. Nous pouvons discuter facilement avec tout le monde. Tout est mis en branle pour nous mettre à l’aise et pour que l’adaptation se fasse très rapidement. Je trouve ça vraiment génial! »

La nuit, Léa rêve de saucissons et de reblochon…
Parmi les difficultés rencontrées, Léa souligne le problème de la nourriture. « Je viens de Haute-Savoie où nous avons beaucoup de produits locaux accessibles et de grande qualité. Dans les supermarchés ici, ce n’est pas comme en France. Nous ne connaissons pas les produits d’ici. Nous dégustons des choses qui n’ont pas le même goût que chez nous. Nous avons donc certaines difficultés à nous alimenter et à trouver ce qui nous convient. J’ai de la difficulté à m’adapter aux spécialités locales. La nuit, je rêve de saucissons et de reblochon » nous avoue-t-elle en riant.

Va-t-elle demeurer au Québec après ses études?
Quand elle est partie de France, elle se disait qu’elle rentrerait tout de suite dans son pays natal, parce que sa famille lui avait demandé de revenir à cause de l’éloignement. « Dans le cadre de ma formation, je découvre les garderies en place et réalise qu’elles sont très bien développées ici. Il y a du travail. C’est un endroit où finalement il me plairait d’exercer ce métier et je songe à rester après mes études. Ça dépendra de mes trois années d’études et de leur déroulement. Il est encore un peu tôt pour prendre une telle décision, mais je garde en tête l’option de rester ici après l’obtention de mon diplôme ».

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